NBA, saison 1999-2000 : Ce qu’il faut retenir des deux premières vagues !

Comme je m’ennuie un peu, et que ça fait longtemps que j’ai rien posté, et qu’il fait froid et moche (putain de vent du Sud et putain de pluie), j’ai eu envie de revenir sur les principaux faits d’armes de ces deux premières vagues de compétition.

Et on peut dire qu’il s’en est passé des  choses en peu de temps. La principale n’aura échappée à personne ou presque, les autre par contre ont été beaucoup moins médiatisées. Il est temps de les mettre un peu plus en valeur !

 

Le début de saison record des Las Vegas Scorpions !

Tout les fans NBA ne parlent que de ça. C’est du jamais vu dans l’histoire de cette Ligue. Après un mois de compétition, les récents finalistes NBA n’ont toujours pas perdus le moindre match, et commencent donc la saison sur 16 victoires de rang ! 16 victoires consécutives, c’est en soi un exploit énorme, réalisé seulement 12 fois en NBA en près de 50 ans. Mais les enchainer dès le début de saison, c’est une première.

En battant à l’extérieur les Warriors, ils ont ainsi dépassé les Houston Rockets qui avaient enchaînés 15 succès pour entamer la saison 1993-1994, année de leur premier titre NBA. Les Dallas Mavericks détenaient quand à eu le record depuis la refonte de la  NBA durant l’été 1995 avec 12 victoires pour commencer la saison 1997-1998.

Durant ses 16 victoires de rang, Las Vegas en aura connu 9 à l’extérieur et 7 à domicile. Ils auront soufferts sur de nombreux matchs, dès le deuxième de la saison au Madison Square Garden du duo inside Ilgauskas (20 points, 11 rebonds, 3 blocks) / McDyess (37 points, 16 rebonds) mais la ligne extérieure n’a pas suivi, notamment Jim Jackson rapidement exclu pour 6 fautes. Dans l’antre des Pistons, pour le 6ème match de la saison, ils ont bien faillit se faire surprendre par l’énorme remontée des locaux, qui remonteront 15 points de retard pour échouer à 3 petits points.Chez les Wolves, il leur a fallu remonter un gros écart pour finalement s’imposer de 3 points suite à un énorme 4ème QT (24-14 pour les Scorpions). Mais depuis, plus personne n’a réussi à les gêner. Las Vegas reste en effet sur 8 succès de rang avec 12 points d’écart au minimum. Pas même les Celtics, surprenant leaders de l’Est, n’ont réussi à les gêner lors de leur deux confrontations.

Maintenant qu’ils ont le record en poche, la grande question est : mais jusqu’ou iront-ils ? Ni les Rockets, ni les Nets, ni le Jazz ne semblent en mesure de les stopper. Mais les Lakers, qui les affronteront deux fois lors de la prochaine vague, les Raptors du duo Duncan/Kobe, les Spurs surprenants en ce début de saison, voire les Cavaliers avec les anciens mais non moins dangeureux Gary Payton / Shawn Kemp semblent capable de leur prendre un match.

Si les Scorpions sont toujours invaincus après cela, ce sera un colossal exploit. Et un grand pas vers le MVP pour le leader incontesté de cette équipe, Jason Kidd (leader des Scorpions dans toutes les catégories statistiques, sauf le block !)

 

 

Un rookie à 50 points sur un match !

En terme d’anomalie statistique, la performance de Jason Terry est tout simplement hallucinante ! Pourtant, les dernières Drafts étaient prolifiques en excellent rookies : Duncan, Kobe, Carter, Pierce, McGrady, Iverson, Nowitzki, Ray Allen et tant d’autres. Tous ces premiers choix de Draft ont affolés les compteurs, mais aucun ne l’a fait autant que Jason Terry, auteur d’une des meilleures performances de l’histoire pour un rookie dans la défaite de son équipe à Sacramento : 53 points à 18/32, 5/11 derrière l’arc, 12/12 sur la ligne, 4 rebonds, 3 assists, 2 steals pour 46 de ranking !

C’est bien simple, avant la performance de Jason Terry, désormais surnommé Jet par les fans des Rockets qui voient en lui le nouveau leader de leur franchise, seulement 4 joueurs avaient marqués 50 points ou plus durant leur saison rookie ! Et la dernière fois que cela s’est produit, c’était en 1970, il y a 29 ans !

Les 4 joueurs en questions sont devenus par la suite des monstres de ce sport. Il s’agit de Rick Barry (57 points dans une défaite des San Francisco Warriors contre les New York Knicks le 14 décembre 1965), d’Earl Monroe (56 points dans la défaite des Baltimores Bullets contre les Los Angeles Lakers le 2 février 1968), d’Elvin Hayes (54 points lors de la victoire des San Diego Rockets contre les Detroit Pistons le 13 novembre 1968) et enfin de Kareem Abdul-Jabbar (51 points durant la victoire des Milwaukee Bucks contre les Seattle Supersonics le 21 février 1970).

Ces 4 joueurs sont au Hall of Fame de la NBA. Ils totalisent 9 bagues NBA, 7 titres de MVP, 47 sélections au All-Star Game, 3 titres de ROY, 32 sélections dans une All-NBA Team, 108 433 points ou encore 43 375 rebonds !

Feu de paille ou réel steal de cette Draft 1999, seul le temps nous le dira. Mais ce qui est sûr, c’est que Jet a marqué les esprits ce soir du 24 novembre 1999, de quoi lui donner une énorme avance pour le titre de Rookie of the Year. De quoi lui offrir également le titre de Rookie du mois de Novembre à l’Ouest.

 

Un triple double réussi à 20 points, 10 rebonds et 10 contres minimum!

Autre évènement très rare, le triple double réussi grâce aux blocks. On pourrait penser que le 20-10-10 est quelque chose de relativement commun, mais il n’en est rien. Depuis que les statistiques au contre sont relevées, c’est-à-dire depuis la saison 1983-1984, ce n’est arrivé qu’à 25 reprises, et seul 8 joueurs différents ont accomplis cet exploit ! Avec respectivement 9 et 8 triples doubles réussis grâce aux contres, les deux anciens MVP David Robinson et Hakeem Olajuwon se placent comme de véritables spécialistes dans ce domaine.

Derrière deux des intérieurs les plus dominants, on retrouve d’autres grands noms comme Shaquille O’Neal, Dikembe Mutombo ou Artis Gilmore, un autre grand joueur un peu tombé dans l’oubli en la personne de Ralph Sampson qui est d’ailleurs le premier à avoir réalisé un match à 20 points, 10 rebonds et 10 contres, et un honnête role player qui a sorti le match de sa vie : Benoit Benjamin.

Et le 8ème me direz-vous ? Il est le seul à l’avoir réussi durant la simu, il a été DPOY deux fois. Sans surprise, il s’agit du géant Shawn Bradley durant sa première saison chez les Dallas Mavericks.

Cette saison, le joueur qui a réussi cette performance est un autre grand pivot : le joueur des Detroit Pistons Alonzo Mourning. Lors de la victoire des Vancouver Grizzlies à domicile contre les Detroit Pistons, Zo va planter 22 points à 8/24 seulement accompagnés de 10 rebonds et 10 contres, insuffisant pour remporter la rencontre cependant. Mourning est d’ailleurs le seul joueur à avoir réussi un triple double cette saison. Le seul à part Jason Kidd, évidemment.

 

 

10 rebonds et 15 assists minimum, mais j’arrive pas à scorer…

Les triples doubles, voilà une superbe transition pour parler un peu du roi des triples doubles manqués à cause d’un manque de scoring. Là encore, on parle de Jason Kidd. Encore. Bah ouais, mais tonton Jason il est impressionnant en ce début de saison !

Le 20 novembre 1999, lors d’une victoire tranquille des Scorpions contre de pauvres Suns dépassés, le meneur va ainsi compiler 14 rebonds, 17 assists (pour un seul turnover en plus, propre le Jason), 3 interceptions et 3 blocks, pour un ranking de 34 ! Le tout avec seulement 3 points à 1/5…

Seul 5 personnes ont atteint les 10 rebonds et 15 assists sans atteindre les 10 points. Magic l’a réalisé à deux reprises (8 points, 10 rebonds, 23 assists le 20 avril 1988 contre Dallas ainsi que 7 points, 11 rebonds et 16 assists le 3 février 1984 contre Utah). Nate McMillan l’a réussi avec les Sonics de Seattle le 15 avril 1989 contre Denver avec 9 points, 11 rebonds et 15 assists. Tim Hardaway a également réussi cette performance sous les couleurs des Golden State Warriors le 1er mars 1995 contre Utah avec 7 points, 10 rebonds et 15 assists. Enfin, Johnny Moore a compilé 6 points, 10 rebonds et 15 assists dans la victoire des Spurs face aux Warriors le 4 février 1985.

Le dernier joueur à avoir atteint les 10 rebonds et 15 assists sans marquer 10 points ? C’est le seul joueur qui n’est pas um meneur à avoir compilé de telles stats. Il s’agit du surprenant Charles Oackley qui a ainsi pesé 13 rebonds et 15 passes mais seulement 2 points lors de la victoire des Chicago Bulls contre les Pacers de l’Indiana le 27 décembre 1986. Une performance d’autant plus remarquable pour un ailier-fort qui ne tourne qu’à 2,5 assists en carrière !

Avec ses 3 points, 14 rebonds et 17 assists, Jason Kidd a fait très fort. Même en panne d’adresse, il pèse terriblement dans un match.

 

20 points, 20 rebonds, 60% de réussite au tir et peu de shoot pris

La dernière stat est assez surprenante. Qui est le seul joueur à avoir compilé 20 points et 20 rebonds cette saison ? Shaquille O’Neal ? Alonzo Mourning ? Tim Duncan ? Shawn Bradley ?

Non messieurs, on parle actuellement du dunkeur fou Michael Smith, vainqueur des deux derniers Slam Dunk Contest.  Lors de la victoire le 27 novembre face aux Suns (encore eux), l’ailier-fort et Free Agent star du côté d’Orlando a compilé 20 points à 7/11 (dont 6/9 aux lancers, un petit exploit pour lui qui tourne à 41% cette saison), 20 rebonds et 2 assists en 36 minutes.

C’est une performance un peu plus commune que celles citées précédemment. En 17 saisons, elle a été réalisée par 32 joueurs. Certains sont coutimiers du fait comme Charles Barkley, Bill Lambeer, Shaquill O’Neal, Pat Ewing ou encore Hakeem Olajuwon.

Pour Michael Smith, c’est bien évidemment une première. Mais le réussir avec seulement 11 tirs tentés, c’est encore plus rare ! 8 joueurs z sont parvenus néanmoins :  James Donaldson (2 fois), Buck Williams (2 fois), Charles Barkley, Artis Gilmore, Shaquille O’Neal, Charles Oakley, Dennis Rodman et Rony Seikaly. C’est clair que ça en fait du beau monde.

 

 

Voilà pour les petites stats à retenir, choisie par mes soins, ce qui laisse un certain nombre de belles lignes de stats sur le carreau, comme par exemple les 22 points, 6 rebonds, 5 assists et 5 steals de Brent Barry.

 

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