Hannibal à 15 ans : les 5 majeurs All-Time, épisode n°1

Parce que ça fait longtemps que je n’ai pas fait un gros dossier sur Hannibal, et surtout parce que les 15 ans d’Hannibal approchent à grand pas, je me suis lancé dans l’écriture d’un tout nouveau dossier : les cinq majeurs All-Time de nos franchises. Complètement inspiré de Trashtalk, l’idée est de se faire une grande rétrospective des joueurs ayant foulé les parquets de chaque équipe durant les 145 saisons d’Hannibal et ses presque 4 ans IRL (juillet 2015, ça commence à dater). Il y aura 6 épisodes, une par division, tous les vendredi jusqu’au 19 juillet, anniversaire du début officiel de la simu. On commence aujourd’hui avec l’Atlantic Division, l’étendard de la Conférence Est avec 3 titres mais aussi 4 finales NBA perdues en 14 saisons.

Atlantic Division :

  • Boston Celtics

Liste des GM : Ezioan (1995-2004), DaVz (2004-2009), UDS (2009-…)

La refonte de la Ligue a été dure pour l’une des franchises les plus mythiques de la Ligue. Une finale NBA, des demies et des premiers tours, mais aussi quelques saisons catastrophiques où les fans n’attendent que la Draft. Le titre se fait attendre depuis 1986 maintenant, une éternité pour la fière Green Nation.

Trois meneurs se distinguent parmi la multitude de meneurs passés au TD Garden. Tout d’abord, le meneur titulaire actuel, Raymond Felton. Présent depuis 5 saisons dans le roster, 333 matchs (251 en tant que titulaire), une finale NBA disputée. Puis celui qui avait entamé la saison post-Fantasy en tant que meneur titulaire, Kendall Gill. 4 saisons disputées également sous le maillot vert des Celtics, pour une demie de conférence et deux éliminations au premier tour. Il a été nommé en All-Defensive Second Team sous le maillot de Boston en 1998-1999, avant de partir chez les Scorpions. Mais le meneur qui représente le mieux les Celtics, c’est le titulaire de la franchise pendant 6 saisons, de 1999 à 2005, Derrick Martin. Il n’a pas dépassé les demies de conférence lui non plus, il n’a jamais reçu de récompense individuelle, mais il est le meilleur passeur des Celtics sout Hannibal avec près de 2 200 passes décisives.

Le poste d’arrière à Boston est par contre beaucoup plus riche et fourni en talent. Tout d’abord, on peut parler du titulaire actuel, Brandon Roy. Après deux sélections au rookie Game et une place dans la All-Rookie First Team, le 2ème choix de la Draft 2006 a reçu sa première sélection au All-Star Game au vu de sa saison monstrueuse : 22,3 points 4,3 assists et 4,1 rebonds de moyenne, et il est bien reparti pour goûter à son deuxième All-Star Game. Il a conduit les Celtics en finale NBA l’an passé, mais il n’a que 262 matchs au compteur. C’est moins qu’Allan Houston, qui est resté 5 saisons du côté du TD Garden, récompensé d’une place au All-Star Game 1997-1998 avec plus de 20 points de moyenne, et qui a atteint les demies de l’Est cette même année. Un arrière All-Star, Boston connait ça, puisque quelques années plus tard, c’est Aaron McKie qui sera All-Star en 2002-2003 avec une saison à 15,2 points, 5,4 rebonds et 4,2 assists. Aaron McKie ne jouera que deux ans à Boston, pour une élimination au premier tour. Mais le titulaire indiscutable et la plus grande star des Boston Celtics de ces 14 dernières années, c’est évidemment Kobe Bryant ! 4 saisons sous le maillot vert, quatre sélections pour le All-Star Game, deux sélections en All-NBA First Team et une autre en All-NBA Second Team. Il ne disputera malheureusement les playoffs qu’une fois, pour une élimination au premier tour.

Pour les ailiers, c’est un peu moins talentueux. On peut noter qu’Adrian Griffin a occupé le poste de titulaire pendant 4 saisons sans briller ni individuellement ni collectivement. Par contre, Rudy Gay n’a joué que deux saisons à Boston, deux belles saisons à 18 points et 4 rebonds de moyenne tout en faisant partie de l’escouade qui a participé à la seule finale NBA de Boston ces 14 dernières années. Mais ces deux noms s’inclinent devant l’ami d’Allan Houston, échangé avec lui à Toronto pour permettre la venue de Kobe Bryant à Boston : The Big Dog, Glenn Robinson. Avec 8 761 points, il est le meilleur scoreur des Celtes sous Hannibal, qui a été double All-Star, All-NBA Second Team, All-NBA Third Team et l’auteur du record de Boston en playoffs avec 45 points pour éliminer le Magic en 1998 (dernière série de playoffs remportée par Boston avant les Finales NBA il y a deux ans).

Andrei Kirilenko aurait pu faire un magnifique ailier-fort titulaire, mais il n’a joué qu’une saison sous le maillot vert. Mais quelle saison : All-Star, All-NBA Third Team, All-Defensive First Team, 69 wins et une finale NBA ! Jayson Williams aurait pu également être dans la discussion avec 5 saisons sous le maillot des Celtics, dont 3 en double double de moyenne, ce qui fait de lui le meilleur rebondeur de Boston. Mais le poste de titulaire revient à Pau Gasol. L’unique premier choix des Celtics, lors de la Draft 2001, a joué durant tout son contrat rookie à Boston. A la clé, deux participations au All-Star Game, un titre de Rookie of The Year mais une seule série de playoff disputée. Son duo avec Kobe Bryant a fait saliver les fans, mais sera au final leur plus grosse déception car les deux joueurs seront envoyés avec un an d’écart chez l’ennemi intime, les Los Angeles Lakers.

Au poste de pivot, deux noms seulement se dégagent. Le premier est celui de Dwight Howard, récupéré dès sa saison rookie auprès des Lakers en échange de Kobe. Il recevra deux places au All-Rookie Game et une sélection en All-Rookie Second Team, mais sera échangé lors de la Draft 2006 contre le pick 5 d’Orlando, qui deviendra Rudy Gay. Le second est celui de Dikembe Mutombo, qui aura fait équipe avec la majorité des joueurs cités. Il a passé une bonne partie de sa trentaine au TD Garden, et même s’il n’a pas reçu de DPOY ou de sélection au All-Star Game, il reste le pivot le plus marquant de Boston sous Hannibal. Peut-être que Joakim Noah prendra un jour sa place, mais pour le moment, le meilleur contreur des Celtics, c’est bien Mutombo.

Le 6ème homme est Andrei Kirilenko, car même s’il n’est resté qu’un an, son année est la plus réussie d’un joueur des Celtics ces 14 dernières années. Mais Brandon Roy tape très fort à la porte, et a déjà dépassé AK-47 pour certains.

Récapitulatif : Derrick Martin / Kobe Bryant / Glenn Robinson / Pau Gasol / Dikembe Mutombo – Andrei Kirilenko

  • New Jersey Nets

Liste des GM : Lunatic (1995-1996), Dielci (1996-1997), Hans Gruber (1997-1999), Quicheman (1999-2002), Krevur (2002-…)

Débarquée d’ABA en 1977, les Nets ont eu du mal à s’imposer en NBA avec une seule demi-finale de conférence entre 1977 et 1995. Depuis, les demies restent le plafond de verre de la franchise, qui a été marquée par une forte instabilité au niveau de la direction avec pas moins de 5 GMs différents. Mais depuis que Krevur a repris la main sur la franchise en 2002, la situation s’améliore avec 3 demies (dont deux de suite) et le meilleur bilan de l’Est l’an passé.

Chez les meneurs, quelques noms se détachent pour représenter le New Jersey. Tout d’abord le premier d’entre eux, sélectionné au 6ème tour le soir de la Fantasy Draft. En fin de carrière, Mark Price a passé 4 saisons aux Nets, dont deux en tant que titulaire, et a pris part à une série de playoffs. John Stockton, tout recent Hall of Famer, est passé par le New Jersey en toute fin de carrière. Tout récent champion NBA, Jamaal Tinsley a été choisi en 7ème position par les Nets le soir de la Draft 2001, et il a été le titulaire de la franchise pendant 3 ans, ponctués de deux sélections au Rookie Game et d’une place en All-Rookie Second Team. Mais le titulaire indiscutable à ce poste, c’est le titulaire actuel, Rajon Rondo : All-Defensive First Team à deux reprises, meilleur intercepteur à deux reprises (record d’interceptions sur un match), meilleur passeur de la Ligue l’an passé, membre de la meilleure équipe des Nets, il ne lui manque pas grand-chose pour passer un cap et atteindre le All-Star Game. En seulement 262 matchs, il est devenu le meilleur passeur de sa franchise sous l’ère Hannibal avec 2352 passes actuellement.

Le poste d’arrière est un peu plus fourni. Commençons par Ricky Davis, arrivé pendant sa saison rookie aux Nets suite à un échange avec les Sixers. Il a passé 5 saisons et demies au sein de la franchise pour 394 matchs. Il a pris la place de Ron Mercer, qui a porté pendant 4 ans les couleurs de New Jersey et était le titulaire lors de la seule postseason avant l’arrivée de Krevur au management. Le tout premier titulaire du poste était Steve Kerr, choisi au 5ème tour de la Fantasy Draft et qui a passé deux ans à plus de 10 points de moyenne avec les Nets. Metta World Peace, drafté en 4ème position lors de la Draft 1999 a été titulaire pendant 5 ans sous les couleurs des Nets. C’est lui qui a joué le plus de matchs sous le maillot des Nets ces 15 dernières années avec 431 matchs au compteur et il compte plus de 5 000 points sous ce maillot. Mais tout ce beau monde s’incline devant l’actuel titulaire : Ray Allen. C’est vrai, il n’est resté que 2 ans et demi pour le moment. Mais quelles saisons ! Deux fois All-Star sous le maillot des Nets, une présence en All-NBA First Team (une autre en Third Team) et deux demies à la clé avec le meilleur bilan de saison régulière de l’histoire des Nets avec 55 victoires l’an passé, et il est reparti sur des bases monstrueuses cette saison.

Le poste d’ailier par contre, c’est le désert. Outre Metta World Peace et Ricky Pierce qui pouvaient jouer aux deux postes, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Carlos Delfino a été drafté par les Nets et y est resté la totalité de son contrat rookie. Mine de rien, plus de 300 matchs sous le maillot des Nets, ce n’est pas si courant. Mais le duel se trouve entre Chris Mullin et Toni Kukoc. Les deux ont été All-Stars une fois, en 1995-1996 pour Mullin (20 points, 3 rebonds, 3 assists), en 1997-1998 pour Toni Kukoc. Mais Toni Kukoc est resté plus longtemps (4 saisons contre 2), et il a fait les playoffs, lui.

Trois noms se détachent pour être l’ailier-fort titulaire des Nets. Antoine Walker, drafté avec le 7ème choix de la Draft 1996 et titulaire les 4 premières saisons, avant de ne pas être retenu par un Front Office aux abonnés absents et signé par les Nuggets. L’actuel titulaire, Kevin Garnett, arrivé en même temps que Ray Allen et lui aussi membre de la plus belle équipe des Nets de l’histoire. All-Star, All-NBA Third Team et All-Defensive Second Team, il reste à 33 ans le 2ème scoreur et rebondeur de son équipe qui vise l’avantage du terrain en playoffs. Mais entre Antoine Walker et Kevin Garnett, il y a Chris Webber, le meilleur scoreur des Nets sur ces 15 dernières années avec 6 038 points au compteur. Double All-Star avec les Nets, il a aussi été nommé en All-NBA Second Team et a mené les Nets en demie en 2003, une demie perdue contre les voisins de New York.

Enfin, il nous faut un pivot qui envoie du rêve pour clôturer ce cinq majeur. Et quoi de mieux que The Dream pour prendre cette place ? Hakeem Olajuwon a passé 4 saisons et demies dans le New Jersey, pour 3 sélections au All-Star Game, deux sélections en All-NBA Third Team et une sélection en All-Defensive Second Team, et il est encore le meilleur rebondeur des Nets avec 2 750 rebonds. Mentions à Michael Olowokandi, drafté par les Nets en 1998 et titulaire pendant 4 ans, à Raef LaFrentz, qui a été titulaire aux côtés de Webber pendant 2 ans, et surtout à Andrew Bogut, 6ème choix de la Draft 2005 et pivot titulaire des Nets depuis, ce qui fait plus de 300 matchs, 4 000 points et 2 000 rebonds mine de rien.

Le 6ème homme pourrait autant être Metta World Peace pour la longévité, Kevin Garnett pour le niveau de jeu, ou Andrew Bogut comme petit pari pour le futur. A mes yeux, la longévité dans ce genre de classement c’est important, et je met donc Metta World Peace en 6th man, d’autant qu’il peut jouer sur trois postes.

Récapitulatif : Rajon Rondo / Ray Allen / Toni Kukoc / Chris Webber / Hakeem Olajuwon – Metta World Peace

  • New York Knicks

Liste des GM : Carmelo7Anthony (1995-1997), Chewback (1997-1998), Elgobi (1998-2006), Val (2006-…)

Franchise mythique de la NBA, les New York Knicks étaient sur une superbe dynamique avant la Fantasy Draft avec l’ère de Pat Ewing, finalistes en 1994 (perdue en 7 matchs contre les Rockets). La ville qui ne dort jamais attendait un titre depuis 1973. Après une petite période d’instabilité, les Knicks se sont reconstruits et ont trustés les sommets de la Conférence Est pendant quelques années, et ils sont parvenus à remporter le titre suprême en 2005, et se sont imposés comme l’une des plus grandes franchises de la NBA ces 15 dernières années

Les Knicks ont l’embarras du choix pour choisir leur meneur titulaire. Commençons tout d’abord avec leur premier titulaire, Tim Hardaway. Premier choix des Knicks le soir de la Fantasy, The Killer Crossover a été All-Star chez les Knicks, mais n’a pas atteint les playoffs. Stephon Marbury y a passé 3 mois, d’où son surnom Starbury. Steve Nash y a été 2 ans pour deux finales NBA perdues. L’un des meilleurs meneurs de ces dernières années, Mike Bibby, a été drafté en 6ème position le soir de la Draft 1998 et a passé deux ans dans la Big Apple. Allen Iverson est resté deux ans aux Knicks, pour deux présences au All-Star Game, autant en All-Defensive Second Team et une en All-NBA First Team, mais c’est son départ qui a permis à New York de passer un cap. Et le visage de la reconstruction des Knicks est un meneur de 19 ans, Jrue Holiday, qui connait un début de saison un peu délicat, notamment offensivement. Mais de tous ces meneurs, le meilleur à être passé à New York reste Jason Kidd. Deux fois All-Star et trois fois All-Defensive First Team, il a été membre de l’équipe des Knicks championne en 2005, et celle auteur du meilleur bilan de l’histoire de la NBA avec 78 victoires la saison passée.

Le poste d’arrière est un petit peu moins fourni, et il est archi-dominé par Jesus Shuttlesworth. Ray Allen a passé 7 saisons à New York, pour 7 All-Star Games, 4 All-NBA First Team, 3 victoires au 3-point contest, 2 présences en All-NBA Second Team. Il fait évidemment parti de l’équipe à 78 victoires en saison régulière et de l’équipe championne. Il est le joueur le plus capé avec 586 matchs sous le maillot des Knicks et c’est le meilleur scoreur de l’équipe sur ces 15 dernières années avec 14 520 points inscrits. Des matchs légendaires comme les 63 points en finale NBA ou les 9 3-points le soir du titre, et des milliers de fans conquis. Derrière Sugar Ray, on peut mentionner les passages de Jim Jackson pendant un an et demi, le temps de participer à un All-Star Game, d’Anthony Peeler qui a fait des aller-retours entre New York et Orlando, ou encore de Jamal Crawford qui a eu le temps de planter 40 points dans sa saison rookie.

Le star system est présent à New York, mais pas au poste d’ailier. Caron Butler a passé deux ans aux Knicks et a été récupéré au Magic contre Anthony Peeler, qui a aussi été titulaire à l’arrière. Joe Johnson a été l’un des principaux Free Agents à signer à New York alors que la franchise sortait d’une saison à 78 victoires, et son cas à été une des causes de la mise en place des Cap Holds quelques années plus tard. Il n’est resté que 6 mois, et a été échangé contre le futur du poste (pour deux ans), Mike Dunleavy Jr. Mais tout ce beau monde s’incline devant AK-47, qui a tout connu à New York en 4 ans et demi : Champion NBA, 78 victoires, 3 All-Star Games, DPOY, 6th man of the Year, 4 fois All-Defensive First Team. Il est auteur d’un des plus grands matchs all-around pour sortir les Pistons avec 24 points, 14 rebonds, 11 assists, 9 blocks, 6 steals dans un Game 6 de finale de conférence l’année du titre des Knicks. Le départ d’Andrei Kirilenko aux Celtics entrainé la reconstruction des Knicks.

Au poste d’ailier-fort, tout a commencé avec Christian Laettner, titulaire quatre ans dans la Big Apple. Il a été échangé au Magic contre Antonio McDyess, qui a repris le relais pendant 3 ans, le temps d’être All-Star et All-Defensive Second Team et de remettre les Knicks sur la carte NBA. Il a formé Zach Randolph, choisi avec le 5ème choix de la Draft 1997. Il a d’abord joué trois saisons en sortie de banc avant d’être échangé aux Kings, et est revenu deux ans de 2002 à 2004. Il fait partie de l’équipe à 78 victoires, mais pas de celle du titre car il a été tradé aux Pacers en janvier 2005. Dans le style « j’ai raté le bon moment », Rasheed Wallace est arrivé à l’intersaison suivant le titre des Knicks et y a passé deux saisons qui marquent son déclin. Le dernier candidat est Keith Van Horn, auteur de 5 saisons sous le maillot des Knicks. Il y est devenu All-Star, et a participé à deux finales NBA malheureusement perdues. L’ailier-fort le plus important individuellement a été Antonio McDyess, et il montre la liaison entre la fin des années 1990 et le début des années 2000 et a ramené les Knicks en playoffs après des débuts de l’ère Hannibal pas vraiment glorieux, ce qui lui offre la place de titulaire dans ce cinq majeur.

Quand les Knicks ont profités Fantasy Draft pour ramener Patrick Ewing à la maison, le Garden est devenu hystérique. Patoche a connu de bons débuts individuels avec une sélection au All-Star Game, mais a été échangé aux Wizards à la trade deadline, ce qui a entrainé les Knicks vers la Draft pendant quelques années. Elgobi l’a ramené à la Free Agency lors de son arrivée, et Pat a pris place sur le banc pour perdre deux finales NBA de plus avant d’être échangé. C’est Zydrunas Ilgauskas qui a pris la place de la légende vivante de la Mecque du basket. Le Lituanien sera All-Star sous le maillot des Knicks et prendra part à trois finales NBA. Mais ce sont ses remplaçants dans la raquette qui vont faire des Knicks des champions. Ben Wallace a passé trois saisons l’année suivant les 78 victoires, et son arrivée a permis aux Knicks d’avoir 3 joueurs en All-Defensive First Team. Mais le titulaire au poste de pivot, même s’il n’a passé qu’un an aux Knicks, est le seul MVP des Finales des Knicks. On parle évidemment de Shaquille O’Neal, auteur d’une saison à 22,5 points, 11,1 rebonds, 3,1 blocks et 3,0 assists. Il a marché sur tout le monde en playoffs avec 27,2 points, 9,7 rebonds, 4,1 assists et 3,1 blocks. Ses finales contre Scott Pollard ont tourné à la boucherie avec un match à 42 points / 20 rebonds et un triple double avec les contres. Malgré le peu de temps passé aux Knicks, c’est le pivot le plus talentueux à avoir porté le maillot des Knicks ces 15 dernières années.

Sur le banc, on pourrait partir sur Keith Van Horn qui a été All-Star sur deux postes, sur Allen Iverson qui a été All-Star et All-NBA First Team, sur le champion NBA Ben Wallace, mais je partirai plutôt sur le meilleur rebondeur de la franchise Zydrunas Ilgauskas, membre de l’équipe à 78 victoires.

Récapitulatif : Jason Kidd / Ray Allen / Andreï Kirilenko / Antonio McDyess / Shaquille O’Neal – Zydrunas Ilgauskas

  • Philadelphia Sixers

Liste des GM : Romshot (1995-1998), TonyPop (1998-…)

Autre franchise mythique de l’Atlantic Division, les Philadelphia Sixers ont su profiter de la Fantasy Draft pour retrouver des standards dignes de leur franchise. Après quelques années moyenne sous la direction de Romshot, l’arrivée de TonyPop a permis aux fans de Sixers de célébrer un back to back, le seul d’Hannibal, pour clôturer le 20ème siècle.

Plusieurs meneurs de talent sont passés par Philly. Le poste de meneur est actuellement tenu par Mo Williams qui est dans sa 3ème saison sous les couleurs des Sixers. Il a pris la place du tout jeune retraité Antonio Daniels, qui a passé 4 saisons à Philadelphie sans dépasser le stade des demies. Au tout début, c’était David Wesley, choisi au 3ème tour de la Fantasy Draft, qui a occupé ce poste pendant 3 ans avant de passer sur le banc. Tout comme Howard Eisley, qui est l’un des joueurs avec le plus de matchs joués sous le maillot des Sixers. Mais au-dessus de tous ces meneurs trône Terrell Brandon, meilleur passeur et intercepteur des Sixers, double champion NBA et All-Star sous le maillot de Philly. Il a pris sa retraite durant l’intersaison et pourrait voir un jour son maillot retiré au plafond du parquet des Sixers.

Pour le poste d’arrière, on pourrait parler de Jon Barry, champion en 1999 avec les Sixers et All-Defensive Second Team, ou de Chucky Atkins, qui a passé 4 saisons à Philly (dont deux en temps que titulaire), ou encore des nouveaux venus Steve Francis et Eric Gordon, 9ème choix de la Draft 2008, mais la réalité est que les Sixers ont l’habitude de jouer sans vrai arrière de métier, soit en décalant un meneur (Steve Francis, Howard Eisley), soit en décalant un ailier. Pour notre cinq majeur, nous sommes partis sur la seconde option en installant Tracy McGrady au poste de titulaire. Avec 5 saisons aux Sixers, 3 sélections au All-Star Game, 2 en All-NBA Second Team et une en All-NBA First Team, Tracy McGrady a été un des visages les plus reconnaissables des Sixers ces dernières années. Cependant, contrairement à un de ses prédécesseur, il n’a jamais conduit les Sixers plus loin que les demies.

Avec un ailier déjà dans le 5 majeur, qui reste-t’il à ce poste ? Tout d’abord, il y a Toni Kukoc, arrivé en 1998 et qui a permis à la franchise de passer de solide contender à meilleure équipe de la Ligue, et qui a été All-Star lors de sa première année aux Sixers. Shawn Marion vient d’arriver, et stabilise l’effectif avec ses qualités défensives. On peut également mentionner un des compères de Tracy McGrady, Michael Finley, qui a passé deux ans aux Sixers à plus de 20 points de moyenne. Ou encore Brent Barry, qui a partagé le poste avec T-Mac avant l’arrivée de Finley. Mais la palme revient à Clarence Wheatherspoon, l’incarnation du soldat dévoué à sa franchise. Drafté par les Sixers en 1992, il est récupéré par sa franchise en fin de 4ème tour de la Fantasy Draft. Il restera au Sixers jusqu’en 2003, et aura tout connu avec les Sixers : des années sans playoffs, la frustration de caler au premier tour, l’ivresse du titre, le rôle de 6th man, l’ailier titulaire, l’ailier-fort titulaire. Avec 902 matchs joués sous le maillot des Sixers entre 1992 et 2003, il est sur le podium des joueurs ayant le plus porté le maillot de Philadelphie. Ses deux titres sont une belle récompense pour sa carrière exemplaire.

Et ça se bouscule à l’intérieur pour récupérer un spot de titulaire. Al Horford, drafté en 2ème choix de la Draft 2007, est dans sa 3ème année avec les Sixers où ses moyennes sont de 18 points et 8 rebonds. Lawrence Funderburke a été un member important de la rotation des Sixers doubles champions NBA et a passé 5 ans à Philly. David West a été drafté en 7ème position lors de la Draft 2003 et n’a toujours pas quitté la Pennsylvanie, et il vient de dépasser la barre symbolique des 500 matchs sous le maillot des Sixers où il a été nommé 6th man of the Year et All-NBA Third Team en sortie de banc. Mais comment passer à côté de Charles Barkley, All-NBA First Team, double All-Star et double champion NBA sous les couleurs des Sixers ? Il a été drafté par les Sixers, et la Fantasy Draft lui a permis de boucler la boucle dans la cité de l’amour fraternel. Ses performances lui ont assuré une place dans la première cuvée du Hall of Fame d’Hannibal, et ce n’est pas volé pour le Chuckster.

Si vous avez le moindre doute sur qui est le pivot titulaire des Sixers ces 15 dernières années, c’est que vous avez un sérieux problème de mémoire (ou que vous n’étiez pas encore arrivés, ce qui est plus compréhensible). Car comment passer à côté de Shaquille O’Neal ? En 7 saisons, Shaq a incarné les Sixers, a décroché deux titres NBA pour deux MVP des finales, mais pas que. Il est quadruple MVP de saison régulière sous les couleurs de Philadelphie, double DPOY, 7 fois All-Star (deux fois MVP du match des étoiles), 5 fois All-NBA First Team (deux fois All-NBA Second Team), 5 fois meilleur scoreur de la Ligue, 3 fois meilleur rebondeur et deux fois meilleur contreur. Il a peut-être établi la saison la plus dominante de l’histoire en 1998-1999 où il est MVP, DPOY, MVP des finales, meilleur bilan de saison régulière, meilleur scoreur et contreur de la Ligue (et en bonus, il a battu le record de points en un match de playoffs). Il aura le droit à son article beaucoup plus détaillé lors de son intronisation au Hall of Fame, mais on peut déjà affirmer qu’il est le visage des Sixers. Il totalise 519 matchs sous le maillot des Sixers, pour 14 919 points, 5 582 rebonds et 1 573 blocks. Des marques de référence pour les Sixers sur ces 15 dernières années, cela va sans dire. Sans faire offense à Jerome Moiso qui a passé trois saisons sous le maillot des Sixers, ou Brendan Haywood qui en a passé 5, le Shaq n’a pas de compétition.

Sur le banc, on pourrait partir sur certains joueurs qui ont été All-Stars sous le maillot des Sixers, mais la longévité de David West force le respect. En plus, il a été 6th man of The Year, le poste de remplaçant est taillé sur-mesure pour lui.

Récapitulatif : Terrell Brandon / Tracy McGrady / Clarence Wheatherspoon / Charles Barkley / Shaquille O’Neal – David West

  • Washington Wizards

Liste des GM : DeandreMVP (1995-1995), Krevur (1995-1999), Psychobrook (1999-2005), Kcnarf (2005-…)

La franchise de la capitale a vécue la Fantasy Draft comme une bénédiction. En 1995, elle n’avait plus passée un tour de playoffs depuis 13 ans. Elle n’avait même pas participé aux playoffs depuis 7 ans. Mais armés du 25ème choix de la Fantasy, les Wizards vont réussir à monter la meilleure équipe de l’Est et retrouver les sommets. Trop courts pour décrocher le second titre NBA de leur histoire, ils ont en revanche remis les pieds en finale NBA dès la saison initiale et ont été deux fois meilleur bilan de l’Est en 1995-1996 et 2003-2004.

Quoi de mieux pour parler des meneurs qu’en commençant par l’actuel Franchise Player des Wizards, le sophomore Derrick Rose. Le 2ème choix de la Draft 2008 s’est déjà installé dans le gratin des meneurs NBA. Ses prochains objectifs : une place au All-Star Game, et faire passer un tour de playoffs aux Wizards. Un qui a réussi ça comme aucun autre meneur de Washington, c’est Mark Jackson, finaliste NBA en 1996. Bon défenseur, bon passeur, il a su faire tourner la boutique dans une équipe hyper compétitive mais s’est noyé face au MVP John Stockton en finale. Autre candidat, Rod Strickland, qui a passé 3 saisons dans la capitale pour une place au All-Star Game, sans jamais aller loin en playoffs. Mais le meneur qui coche toutes les cases, c’est Sam Cassell. C’est le meneur ayant la plus grande longévité avec 5 saisons chez les Wizards. Il a été double All-Star, All-NBA Second Team et a mené les Wizards au meilleur bilan de l’Est en 2004. Et en prime, c’est le meilleur passeur des Wizards ces 15 dernière années.

Le poste d’arrière par contre, c’est moins joyeux. Sasha Vujavic est dans la capitale depuis 5 saisons, majoritairement comme titulaire, mais dépasse à peine les 10 points de moyenne. Michael Redd a passé une seule saison aux Wizards, mais il a été All-Star et a finit avec 26,1 points de moyenne. Terry Porter a occupé le poste pendant quelques temps à la fin des années 90, et Clyde Drexler a été 6th man des Wizards pendant 2 saisons. Un peu par défaut, la place d’arrière revient à Cuttino Mobley, qui a été drafté avec le 13ème choix de la Draft 1998 et qui a passé 4 saisons aux Wizards dans le cinq majeur et en étant option offensive.

Pour l’aile, on peut déjà nommer des joueurs actuels des Wizards, Danny Granger, qui en est à sa 3ème saison à Washington où il est devenu All-Star, ou Carmelo Anthony qui est arrivé il y a 6 mois et qui est l’actuel meilleur scoreur des Wizards. On peut penser à Jamal Mashburn, rookie sélectionné au 2ème tour de la Fantasy Draft et qui a été échangé au bout de 6 mois pour que Washington puisse viser le titre, et qui est revenu 7 ans après pour faire partie de l’équipe de 2004 avec 19 points de moyenne, ou à Scottie Pippen, membre de l’équipe finaliste NBA en 1996. Mais c’est Reggie Miller 1er choix des Wizards un soir de juin 1995 qui a replacé Washington sur la carte NBA avec une saison monstrueuse et toujours auteur de la meilleure saison à 3-points de l’histoire avec 272 tirs primés réussis à 45% de réussite.

En parlant de record NBA, c’est Dennis Rodman, finaliste NBA avec les Wizards et arrivé dans la capitale en échange de Mashburn, qui détient celui des rebonds offensifs sur une saison avec 367 rebonds offensifs pris en 1995-1996. Jayson Williams a pris sa suite et a été titulaire 3 saisons à Washington dans un rôle de gobeur de rebonds. Austin Croshere, jeune retraité, a passé 6 saisons dans la franchise de la capitale. Dontonio Wingfield a été également titulaire à Washington et a passé 4 saisons aux Wizards. Mais tout ce beau monde s’incline devant Old School Chevy, aka Elton Brand. Il a passé 5 saisons à Washington, était le FP des Wizards meilleur bilan de l’Est en 2004, a connu 3 sélections au All-Star Game, deux en All-NBA Third Team (plus une en All-NBA Third) et a été MIP l’année de son transfert des Wolves aux Wizards.

Le poste de pivot est un peu moins fourni. Dalibor Gabaric entame sa 5ème saison au sein des Wizards, très majoritairement en sortie de banc. Ian Mahinmi est dans sa 3ème saison à Washington, la 2ème en titulaire. Patrick Ewing est resté un an dans la capitale, le temps de perdre une finale NBA, puis de signer ailleurs à la Free Agency (pour reperdre en finale NBA dans sa nouvelle franchise). Le poste de pivot titulaire revient plutôt au joueur qui a disputé le plus de matchs avec la tunique des Wizards ces 15 dernières années. Si vous savez déjà qui c’est, vous être très forts. Il a passé 8 saisons à Washington, pour 643 matchs joués, 5 244 points, 4 657 points et 1 479 blocks. Il a 36 ans, et il est encore Free Agent pour les équipes intéressées. Son nom : Theo Ratliff. Sa longévité lui offre le poste de pivot titulaire.

En sortie de banc, on peut récompenser un joueur de la troupe de 1996, ou miser sur le futur des Wizards. Vu le peu de longévité des finalistes NBA dans la capitale, miser sur le futur semble judicieux, et Derrick Rose, nouveau visage de la franchise, est idéal en sortie de banc, avant pourquoi pas de déloger Sam Cassell d’ici quelques années.

Récapitulatif : Sam Cassell / Cuttino Mobley / Reggie Miller / Elton Brand / Theo Ratliff – Derrick Rose

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4 pensées sur “Hannibal à 15 ans : les 5 majeurs All-Time, épisode n°1

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